Amicale des Éléphants noirs
CPIMa
68, avenue Jacques Desplats
BP 60339
81108 CASTRES CEDEX
Tel : 05 63 62 55 87
Permanence à Castres : Locaux amicale 8° RPIMa le lundi et jeudi de 14h à17h
Pour Urgence : 06 20 90 06 00
 
Président André Piaskowski
Président d'honneur Claude Bouvinet
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Cette information pourrait intéresser nos pensionnés.

Cher Éléphant Noir , chers amis 

JORF n°0303 du 31 décembre 2019        Texte n°41
 
Décret n° 2019-1522 du 30 décembre 2019 relatif aux réductions accordées aux réformés et pensionnés de guerre sur les tarifs des services de transport ferroviaire domestique de voyageurs
 
ELI:https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2019/12/30/TRET1933170D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2019/12/30/2019-1522/jo/texte
 
Publics concernés : autorités organisatrices de transport ferroviaire, entreprises ferroviaires, État, usagers des transports.
 Objet : réductions accordées aux réformés et pensionnés de guerre sur les tarifs des services de transport ferroviaire domestique de voyageurs.
 Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
 
Notice : l’article L. 2151-4 du code des transports dispose que des tarifs sociaux peuvent être fixés par voie réglementaire. En application de ces dispositions, le décret prévoit les réductions accordées aux réformés et pensionnés de guerre sur les tarifs des services de transport ferroviaire domestique de voyageurs.
 Références : le décret est pris pour application de l’article L. 2151-4 du code des transports, créé par l’article 25 de la loi n° 2018-515 du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire. Le décret et le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, dans sa version issue de cette modification, peuvent être consultés sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).    

 Envoyé par François Jourdier 

Le récit de l’ancien ambassadeur de France au Vietnam, guéri du COVID-19 et passé à l'épreuve des méthodes vietnamiennes
Read More Here:  https://www.causeur.fr/vietnam-coronavirus-confucius-jean-noel-poirier-175499?utm_source=email&utm_medium=social&utm_campaign=SocialWarfare

  •  Les lettres  de Jacky Heim ci-dessous à télécharger.
  •  Un article paru sur l'UNSOR avril 2020 qu'un ami vient de m'envoyer.

 Je remercie l'UNSOR pour la promo mais nous n'éditons plus ce livre . Toutefois je vous rappelle qu'il sera édité un "Historique de la CPIMa" écrit par Jacky Heim que vous pouvez dès à présent précommandé  à  :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 Avec toute mon amitié, André 

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Message d'actualité en cette période de semaine Sainte

Cher Éléphant Noir,

 Tout d'abord, un message de notre pasteur ( 1970)  Georges Condamin. Message d'actualité en cette période de semaine Sainte et de la messe de Pâques  à laquelle les croyants ne pourrons pas assister.

 BEDO  12 OCTOBRE 1970 GEORGES CODAMIN

C'est sympa à Gilbert Sandmeyer de nous envoyer des tas d'adresses et moyens de rendre positif le confinement.

      Puis-je me permettre, en tant qu'ancien "padré",  de rappeler aux chrétiens qui ne peuvent participer à des célébrations religieuses ( qui parfois en souffrent), qu'il y a aussi moyen d'entretenir sa Foi par la TV ( voir la chaîne KATO ( canal 220 ) ou https://www.ktotv.com/   ou de surfer sur les sites des différents évêchés catholiques ou orthodoxes, ou églises protestantes diverses. Pourriez vous transmettre cette information à tous les anciens; certes ils en feront ce qu'ils voudront, mais je pense que cela ne va pas  à l'encontre de notre " sainte" laïcité républicaine !           

Fidèlement. Georges CONDAMIN.  

Ce témoignage d'anciens combattants:

« Nous qui sommes au soir de nos vies, nous voudrions vous adresser un message. »

 L’appel bouleversant aux Français de Serge Letang, 100 ans, et François Scarbonchi, 97 ans, deux grands sociétaires de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH).

« Nous avions respectivement 24 et 21 ans, en 1944, à Cassino, en Italie ; une des plus terribles batailles, avec Stalingrad, de la Deuxième Guerre mondiale. Dans cette montagne, dans la boue, le bruit des canons, les éclats de mines et de mortiers, les rafales de mitrailleuses, nous montions à l’assaut. 180 000 hommes - Français, Marocains, Algériens, Sénégalais, Américains, Anglais, Polonais… - furent tués, blessés, mutilés dans ces combats.

Nous avons survécu à cette abominable tuerie qui permit de vaincre la peste brune du nazisme pour instaurer en Europe, au nom des valeurs chères à notre République, une paix et une prospérité qui dure depuis 75 années. Cela nous autorise à vous lancer cet appel de deux frères de guerre à des frères de contamination :

N’AYEZ PAS PEUR ! 

i vous respectez les directives ui vous sont données et si vous restez solidaires, vous vaincrez le Covid-19. Nous, nous avions une arme pour vaincre l’ennemi. Vous, on vous demande simplement de rester confinés chez vous. D’ailleurs, cela paraît tellement facile que, hélas, beaucoup d’entre vous, s’exonèrent de cette indispensable discipline, mettant ainsi en péril leurs vies et celles des autres. Comme l’a dit le Président de la République, « nous sommes en guerre ». Certes, votre ennemi est pire que le nôtre car il est invisible… Invisible et en même temps si présent !

Beaucoup de nos aînés, « bibliothèques mémorielles de nos vies », vont être engloutis par ce virus. A cette guerre sanitaire, qui durera, nous l’espérons, seulement quelques semaines, va succéder une guerre économique qui sera beaucoup plus violente.

Comme nous avons reconstruit la France en 1945, vous aurez, vous aussi, à vous mobiliser, dès l’été ou l’automne 2020, pour la reconstruction de notre France chérie mais aussi du « monde d’après ». C’est une difficile et exaltante tâche qui vous attend et vous serez, nous n’en doutons pas, à la hauteur de cette noble ambition.

Notre pays, dans son histoire, a traversé de grands drames. Il les a toujours surmontés. L’épreuve que vous vivez va vous faire grandir. Elle va faire grandir notre nation et probablement aussi l’Europe et le monde.

 

LA FRANCE SERA TOUJOURS PLUS GRANDE QU‘UNE GUERRE OU QU’UNE PANDÉMIE.

N’AYEZ PAS PEUR !  SOYEZ UNIS ! AYEZ CONFIANCE !

Transmis par Ets Pierre Fabre, (Castres) je fais suivre :

"Vous  trouverez sur ce site différentes méthodes pour faire votre propre masque .

Colonne de gauche des tutoriels pour des modèles sans couture plus faciles à fabriquer .

Certains pourront même se faire avec les enfants .

Surtout portez-le et faites le porter à chaque sortie ; ainsi :

    Je me protège

    Je protège les autres

    Je sauve des vies"

http://stop-postillons.fr/#comment-en-fabriquer 

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HISTORIQUE DE LA 6ème CPIMa

Cher Éléphant Noir,

 Tout d’abord, aucune mauvaise nouvelle à vous annoncer.

 Ensuite, j’espère que vous supportez ce confinement et conservez votre sérénité.

  Un mot pour vous informer de la parution d’un « Historique de la CPIMa ».

 Ce livre de 175 pages en format 24x16 (vidéo jointe) a été écrit par Jacky Heim ( Cpima 69 /70), je l’ai lu et il reflète bien notre aventure .

 Il sera édité dès que les événements le permettront et il sera à votre disposition au plus tard lors de notre prochain rassemblement à Castres.

 Il est mis en vente pour la somme de 20 € ; auquel il faudra ajouter les frais postaux .

Pour avoir une idée du nombre de livre à éditer, je souhaiterais connaître ceux d’entre vous qui sont intéressés par ce livre. Et vous demande de vous inscrire dès maintenant auprès de notre trésorier Jean-Paul Kauffmann .

 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                  Nous vivons depuis plusieurs jours maintenant un confinement contraint par cette terrible épidémie qui nous touche tous de près ou de loin. Cela devrait encore durer.

 Pour certains, tout particulièrement ceux qui vivent seuls cette épreuve, l’isolement peut poser de nombreuses difficultés. Devant rester chez eux, les Éléphants Noirs cependant doivent leur apporter un soutien.

 La première façon de le faire est de garder le contact, et si nécessaire d’intervenir dans la limite des restrictions qui nous sont imposées.  Alors si vous avez besoin d’une aide contactez-moi et je ferai relais vers le « Troupeau » pour vous soutenir.

Je vous souhaite de conserver votre bonne humeur et vous adresse toute mon amitié.

Que Saint-Michel vous garde et vous protège,

Le président A. Piaskowski

 

 

HISTORIQUE DE LA 6ème CPIMa


Cet historique est un travail collectif puisé dans la mémoire des « Éléphants Noirs ». C’est l’histoire d’une aventure de soldats, engagés par la France sur le continent africain, Gabon, Cameroun, Centrafrique et Tchad, « Une amitié de poudre, de misère et de gloire », disait Jackie Neau.  
 Vingt-sept d’entre eux y ont laissé leur vie, et plus de soixante ont été blessés dans leur chair. Certains en souffrent encore aujourd’hui.  
 Une amitié de poudre, c’est effectivement une amitié d’une très grande force qui, même un demi-siècle plus tard, soude encore les acteurs de ces évènements. Une amitié de misère, les privations, l’éloignement des siens, les conditions climatiques difficiles certes, mais surtout la disparition au combat de leur Médecin, de leur chef de commando, du tireur FM, de son GV. Des disparitions qui meurtrissent les âmes de par la violence des actions, la brutalité de la mort qui fauche à vingt ans. Une amitié de gloire, cette renommée brillante due à de grands mérites, mais qui tarde à venir.  
 La 6ème CPIMa fait parti des parachutistes oubliés de l’Histoire, comme si la France avait honte de faire connaître la valeur de ses soldats. Les médias sont restés silencieux, si ce n’est pour dire que «… au Tchad, ce ne sont pas des appelés du contingent qui sont morts, mais des engagés… ».  
 Alors, depuis cinquante ans, nous œuvrons, non pour une gloire personnelle, ni même pour une reconnaissance, mais pour la mémoire de nos disparus. Comme le disait notre premier Président, Claude Bouvinet : « À la CPIMa, il n’y a pas de soldats inconnus ».

 

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Récit de Jacques Parisot blessé à Bédo au TCHAD

Salut André,

J’espère fortement être présent pour les 50 ans de BEDO . Si ma remise sur pied continue ainsi, il y a peut-être un espoir.. C’est un peu plus qu’une date historique dans ma vie. Le psychologue qui m’a suivi à l’hôpital m’a incité à écrire mon ressenti pour évacuer ce qu’il considère comme un traumatisme. Personnellement, c’est un devoir de mémoire, peut-être à partager avec le troupeau ? Tu peux me dire ouvertement ce que tu en penses, s’il faut apporter des modifications ou tout autre remarque… Entre nous et pour finir, mettre cette épreuve noir sur blanc soulage ? C’est ce que Erwan GERGOT m’avait dit à une époque : il écrivait pour évacuer… Merci d’avance de l’attention que tu voudras bien porter à ce courriel. Sincères amitiés. NAPO

J’ai revu St Michel notre patron. C’était le 04 Décembre 2018 . Il m’a reconnu. « Tiens, il y avait longtemps… Désolé, je n’ai toujours pas de place pour toi. Les meilleures sont prises par tes collègues arrivés récemment. Alors, tu vas reprendre la piste qu’un de vos grands a dit sans fin » Soi-disant, car pour ma part, il m’a semblé voir , au loin, un panneau à peine lisible : Terminus…

Il reprend : « Je me souviens  bien de ce 11 Octobre 1970 à BEDO. Le médecin-capitaine MARINI t’a soigné sur le sable . Un hélico vous a récupérés, toi et le C/C THOMAS pour vous ramener sur votre base arrière dans la grande palmeraie de FAYA-LARGEAU. On t’a installé dans une petite pièce assez fraîche, le Padré venait régulièrement te faire sucer une gaze humectée dans un verre d’eau hors de ta portée… » Je n’ai jamais vu quelqu’un faire la grève de la soif. A devenir fou… Tu étais là, dans un coin de la pièce. A l’opposé, la Grande Faucheuse attendait… Le jour s’est levé, vous aviez disparu. On m’a installé dans un Nord-Atlas pour descendre sur FORT-LAMY, à l’hôpital central. Le Dr BAQUE m’a opéré le lendemain. Quelques jours plus tard, j’ai la surprise de voir le Capitaine MARINI ; Il me dit : « toi, tu m’as fait peur, avec tout ce que tu as, tu devrais être mort. » Je lui ai répondu : « j’ai 25 ans, suis en pleine forme et que je m’accroche comme un morpion de carlingue !» MARINI a conclu : « Tu as raison, le moral compte à 85% dans ces grosses affaires. » Le capitaine CANAL nous avait ajoutés, THOMAS et moi, sur la liste des 11 tués , pour les médailles militaires à titre posthume… THOMAS décèdera 8 jours après lors de son transfert sur NICE .

Je me croyais tranquille sur la piste quand ce 04 Décembre 2018, ma vieille blessure du grêle éclate avec une infection généralisée. Pompiers, Urgence et c’est parti pour le bloc. C’est là que je t’ai appelé , toi, St Michel. Les chirurgiens

avouèrent à mon épouse qu’ils n’y croyaient pas, qu’il fallait s’attendre au pire. Aucun espoir. Plongé dans un coma artificiel de 3 semaines, 2 opérations, une quarantaine de cms du grêle en moins et pose d’une stomie. A mon réveil, les chirurgiens sont pantois. Mon épouse, un peu rassurée, après être restée tours les jours à mon chevet, après avoir vu le pire, finira épuisée moralement et physiquement.. Notre combat pour cette survie se calmera le 11 Avril après la fermeture de la stomie.

Depuis, nous avons repris la piste, paisiblement, avec une philosophie de la vie qui, si elle n’est pas banale, se raccroche à l’amitié pure et simple… Difficile dans cette société qui sombre dans l’égoïsme. Ainsi soit-il. Inch Allah, bientôt si…

Mais par St Michel, vive encore la Paras.

PS : mon brevet de patient est confirmé !!!   

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Cher Éléphant Noir

 Tout d’abord, je voudrais partager avec vous une lettre que m’envoie Jacques Napoléon Parisot (en fichier joint).                                          

Ensuite, je fais un appel à la solidarité pour terminer par des lectures de vacances en fichier joint.                                           

Napo, il y a quelques jours, m’a envoyé une lettre et si je vous en fais part, c’est que leurs mots expriment une douleur longtemps refoulée.

En effet, si nos morts non jamais reçus les honneurs qui leur étaient dus, les blessés, eux aussi, ont été parfaitement oubliés. Pour eux l’accueil et la vie dans les régiments de métropole ne fut pas des meilleurs, avec la solde à l’air supprimée dès le premier mois d’hôpital et pour ceux qui étaient partis pour deux ans le remboursement de la prime de séjour. Et je n’oublierai pas, ceux qui blessés trop grièvement, inapte au service. Ils ont été abandonnés par l’armée et, malheureusement sans adresse, nous n’avons pas pu les retrouver.

Certes, il n’existait pas comme aujourd’hui de « sas de décompression » ou de cellule psychologique, nous étions à la même enseigne que nos anciens d’Indo ou d’Algérie. Alors parfois il est bon de vider son sac. Mais si nous n’avons pas de cellule psychologique, nous avons notre amicale « le Troupeau » qui nous permet lors de nos retrouvailles d’évacuer le trop-plein en racontant nos campagnes au grand dam de nos femmes.

Solidarité :

François PARRA ( 1er CDO - Jakie Neau , 70 / 71 puis deuxième fin 72/73) .

François à la suite d’une longue hospitalisation et de rééducation se trouve dans une situation financière compliquée.

Il souhaiterait reprendre son ancienne activité qui lui permet de survivre. Pour cela, il recherche un véhicule utilitaire genre Berlingo, Partner, Kangoo (marque indifférente) avec un contrôle Technique (OK) et cela pour un très petit prix.

Et pour moi, pourquoi ne pas rêver, lui faire cadeau d’un véhicule qui ne vous soit plus d’utilité.

Vous pouvez prendre contact avec lui par cette adresse E-Mail :               Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cher Éléphant Noir, je vous souhaite une bonne lecture dans la fraîcheur d’une belle journée d’été.

                                                             Avec toute mon amitié, André.

Liens articles:

 

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HONNEUR AU CAPITAINE JOSEPH CANAL

 J’ai l’honneur de m’adresser à vous, en tant que président des Éléphants Noirs, qui sont ici à venir pleurer leur ancien capitaine et leur ami !
 Et c’est toujours avec beaucoup d’émotion que l’on s’incline devant le cercueil d’un frère d’armes.
 Émotion d’autant plus grande que le capitaine Joseph Canal fut mon capitaine à la CPIMa.
 Un véritable chef, un ami, fidèle, enthousiaste, dévoué, pour tous ceux qui ont connu ce grand bonheur de servir à ses côtés.   
 Cet honneur je le partage avec tous les éléphants noirs. Des Frères d’armes de la CPIMa unis par une amitié fidèle et généreuse.
 Chers amis, nous savons que :                                                                                                                                    
 Perdre un être cher, c’est comme pour un arbre perdre une partie de ses racines. Cela vous fragilise et vous rappelle l’importance de celui qui part de votre vie.         
  Nous perdons un frère d'armes, un très valeureux officier parachutiste à la carrière exemplaire.
 Fidèle en amitié, très attaché aux troupes de marine, le général Canal était une figure des parachutistes coloniaux : par son humanité vraie, empreinte de simplicité, de pudeur et de dévouement ; par la droiture de son comportement, tout en loyauté, en discrétion et en fermeté.
 Permettez-moi de citer un extrait du discours du colonel Bouvinet lors de l’intronisation du général Canal comme président d’honneur des Éléphants Noirs. Je le cite :
 Dans le second livre de son histoire, Thucydide avait dressé votre portait en parlant de Périclès :
 « Puisant par sa dignité personnelle et par sa sagesse, et reconnu plus que personne pour incapable de se laisser corrompre par des présents ; il contenait le peuple par son ascendant de son caractère et de son génie : ce n’était pas ses hommes qui le menaient, mais lui qui savait les conduire. Ne devant son autorité qu’a des moyens légitimes, il ne cherchait pas à flatter les passions populaires ; mais il savait conserver sa dignité et les contredire même parfois avec colère ».
  Mon capitaine, aucun Éléphant Noir n’a pu oublier les paroles de votre dernier rapport, celui du 30 août 1971, elles disaient « avant de quitter le plus beau commandement de capitaine de l’armée française, je voudrais à tous exprimer ma gratitude de m’avoir secondé, et ma fierté de vous avoir commandé pendant un an ».
Bien des années ont passé, mais les souvenirs des Éléphants Noirs sont fidèles : Ils vous sont toujours reconnaissants de les avoirs bien commandés et sont fiers de vous avoir obéi. Car le capitaine Joseph Canal a entraîné la CPIMa « dans une guerre sans haine … aidant les populations par tous les moyens dans les moments de répit ». Et par son bilan, il n’a récolté qu’estime et amitié.
 Il restera dans nos mémoires à tous et il restera pour tous les Éléphants Noirs « le Capitaine » cela ne fait aucun doute. Avec lui nous avons tout partagé : la ration, l’eau boueuse des puits, les angoisses des embuscades de nuit, les tourmentes du combat, la souffrance, la douleur et l’amitié.
Nous sommes ses frères d’armes. Mon général, vous avez quitté la prison d’un corps meurtri, vous voilà libéré. Vous voilà libéré du temps, votre corps a accompli son chemin sur la terre.
 Adieux donc mon Capitaine : mais je voudrais encore vous dire, attendez-nous, faites-nous une place près de Saint-Michel.  Veillez sur nous, comme nous prions pour vous.
 St-Exupéry l’a si bien dit :  Le disparu, si l’on vénère sa mémoire, est plus présent et plus puissant que le vivant.
André Piaskowski
 
 
 
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Film CPIMa

Ces prises de vues ont été filmées sur plusieurs bobines de super-8 mm par Francisco VASCO (2e C.D.O.) en 1970

Réalisation Jean-philippe Berthoumieu

Intégration youtube : PhilippeBuffon

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